terça-feira, 8 de julho de 2008
Corps Atlantique, Année 1143
Combien de temps y a-t-il, Portugal, combien vivons-nous séparés! Je suis un poète portugais qui aime sa patrie. J’ai l’idolâtrie de ma profession et je la soupèse. J’oublie tout, alors j’écris. JE NE SUIS PAS PRESSÉ: le soleil et la lune ne les sont pas non plus. Seul, sur le quai désert, en cette matinée d’été, je regarde du côté de la barre, je regarde vers l’indéfini, je regarde et me plaît de voir la sirène en plastique se sphacéler dans le sel rubéfié des marées portugaises seins engourdis dans le sang d’un crayon de couleur dans la bouche la furie des voyages : europes amériques arabies maré détroits où il est possible de mourir nouveaux pays nouvelles profondeurs délirantes visions parmi le corail. Ici, là, se réveille la vie maritime. Ce n’ait nullement ma faute d’être portugais, mais je sens la force pour ne pas avoir, comme vous autres, la couardise de laisser pourrir la patrie. Dans quelle géométrie la partie excède-t-elle le tout ? Dans quelle biologie le volume des organes a plus de vie que le corps ? Corps enveloppé par une ligne bleue, épais sable fauve sur toute l’extension de la feuille de papier. Mon corps est terre du Portugal et mort il est île en haute mer. Ferraille d’âme vendue au poids du corps, si quelque grue te guinde c’est pour te déverser… Aucune grue ne te guinde sinon pour t’abaisser. Néant qui nage toujours nageant livre perdu dans l’océan.
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1 comentário:
no começo até é poetico, dp entras num negativismo influenciado pelo estado da nosso economia na certa! tens q ser mais positivo, tens que escrever para quem lê poder ter mais facilidade em sonhar e evadir-se um pouco, abstrair-se do estado da nossa pâtria e por momentos voltar a ser Portugal das descobertas e das riquezas, "navegar por mares nunca antes navegados" e recuperar toda a audácia e coragem de outros tempos :) (foi o início do teu texto que me inspirou :D) bjs
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